Dans ce domaine comme dans d'autres, les inégalités sociales sont sensibles : pour le quartile des revenus les plus modestes, la proportion des Français qui se déclarent tendus est de 38% (contre une moyenne européenne de 27%), alors que dans le quartile des revenus les plus élevés, elle est de 28% (contre une moyenne européenne de 19%).
Dans une autre étude publiée fin 2012 ("Fifth European Working Conditions Survey"), la Fondation de Dublin avait déjà montré que la France est handicapée par la persistance de conditions de travail anormalement difficiles par rapport à nos voisins européens sur le plan physique, notamment en matière d'exposition aux postures pénibles, aux risques chimiques et biologiques et à un environnement de travail pénible.
On sait que le manque de reconnaissance est l'un des facteurs de stress les plus significatifs. Or, 30 % des Français déclarent que ce qu'ils font (pas forcément uniquement au travail) n'est pas reconnu par les autres, un niveau très supérieur à la moyenne européenne (22 %)...
Or, on sait aujourd'hui que l'anxiété face au risque de la perte d'emploi est l'un des facteurs de stress les plus aigus, d'autant que la proportion des Européens qui pensent qu'il leur serait difficile de retrouver un emploi en cas de perte du leur est aussi en forte augmentation.
Quelque 55 % des Français relèvent des tensions vives entre riches et pauvres, contre 36 % en moyenne européenne (seules la Hongrie et la Lituanie présentent un score plus haut).$
La proportion qui répondait par l'affirmative à la question : "Estimez-vous qu'en France, à l'heure actuelle, la lutte des classes est une réalité ?" est passée de 40% en 1964 à 44% en 1967, puis à 64% en 2013..
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