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L'Euro n'est plus une monnaie unique !

Publié le 19 Avril 2013 par Didier in finance, politique

MAJ :

" En gros les banques prêtent des sous à des gens, des entreprises ou des états (c’est les agents économiques). Ces sous prêtés s’appellent des crédits ! Quand les gens, les entreprises ou les états (comme la Grèce, Chypre ou le Portugal et bientôt la France l’Italie et l’Espagne) n’arrivent plus à rembourser les crédits au banquier, ces crédits également appelées créances deviennent douteuses, c’est-à-dire pourries ou moisies… au choix, le résultat étant que le banquier concerné l’aura dans le baba ! Quand il a trop de crédit pourris… il fait faillite. Logique. Comme tout le système bancaire est dans cet état et que c’est la faillite qui menace toutes les banques la Banque Centrale Européenne a mis en place le système STEP qu’elle a décentralisée auprès de l’Eurosystème. En clair c’est chaque banque centrale nationale qui gère ce machin dans son pays.
Ainsi la Banque de France rachète aux banques commerciales leurs crédits pourris pour pas qu’elles ne fassent faillite. Et cet argent provient de la BCE qui le redonne à la Banque de France qui le refile en échange aux banques commerciale
s.

Pour être encore plus limpide une banque la BNP, refile ses crédits pourris qui ne seront jamais remboursés à la Banque Centrale Européenne qui ne regarde pas trop les demandes de refinancements qui arrivent de la Banque de France… Evidemment cet argent est créé de toute pièce, à partir de rien, et comme il y en a pour environ 450 milliards d’euros et que la France utilise ce système pour presque la moitié avec près de 190 milliards d’euros pour soulager nos banques commerciales cela commence à faire un peu hurler nos grands « zamis » allemands qui trouvent que l’on abuse un peu et que l’on pousse le bouchon trop loin ! "

__________________________________________

" Autrement dit, dans le sauve-qui-peut général, un meurtrier coup de canif vient d’être porté à l’intégrité de la monnaie unique. Mais chut, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes européens unis possible. Et qui diantre ose ici parler de fébrilité et de panique ambiantes ? "

" Le "raccourci" de la "planche à billets" est quelque peu tendancieux. La création monétaire est l'apanage EXCLUSIF de la BCE gouvernée par le Goldman Sachs-Jésuite Mario Draghi.

Il s'agit en fait de "maquiller" les comptes des banques dont les actifs sont "pourris", et il n'y a pas que les banques Françaises dans ce cas, bien entendu. Les banques de RFA en sont tout autant gavées, de même les banques Italiennes, Britanniques etc.

Voici le passage :

"Les journalistes allemands accusent la Banque de France d’avoir transformé cette lessive artisanale du linge sale des banques françaises en une lessiveuse industrielle afin d’épurer les actifs toxique qui plombent les comptes des quatre plus grandes banques françaises, notamment le Crédit Agricole dont les bilans seraient gravement dans le rouge.
Pour les Allemands, transformer du papier sans valeur en Euros, c’est faire fonctionner la planche à bi
llets, "

Cela est du "redressement d'écritures", en convertissant des actifs pourris en euros, sur la base d'une "conversion" qui ne serait pas la valeur réelle au marché, mais une base fictive bien plus avantageuse pour les banques afin de limiter leurs "pertes" et de maintenir les "ratios de solvabilité" bancaires.

C'est quelque peu le principe des "bad banks", qui récupèrent les actifs pourris des banques (comme jadis le Crédit Lyonnais), mais en douce (sans création officielle de la bad bank). Et il n'y a pas que les banques françaises dans ce cas, rappelons le.

Le système est globalement pourri.

L'ami Pierrot "

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COMPLÉMENT D’INFO

Le texte intégral de l’article des DWN (corps des caractères respecté) :

TITRE : « Draghi accorde à la France une licence pour imprimer de la monnaie »

CHAPEAU : « La France a obtenu de la BCE la permission d’imprimer de la monnaie sur un programme d’obligations pratiquement illimité. L’affaire porte sur des banques non désignées (littéralement “banques de l’ombre”) et c’est une bulle (qui se mesure) en milliards. La BCE veut empêcher que l’Allemagne interfère se mêle du sauvetage de la France. »

BILLET : « A Chypre règne une vive émotion parce que le BCE a dépouillé la banque nationale de tout pouvoir. En France, sans que le public ne le remarque, c’est exactement le contraire qui se produit : la BCE a accordé à la France une licence illimitée pour imprimer de la monnaie.

Cette action doit empêcher qu’une banque française ne s’écroule. Car cela ne pourrait seulement être ainsi empêché qu’à l’ultime moment.

Fin 2011, il y a eu une action concertée des plus puissantes banques centrales du monde, entre autres, la FED, la Banque d’Angleterre et la BCE. Avec un volume jamais vu jusque là, la BCE a démarré des opérations de refinancement à long terme (LTRO – Long Term Refinancing Operations) et a mis environ 500 milliards d’euros à la disposition du système bancaire de la zone euro. Quelques mois plus tard, à peu près la même somme a été mise à la disposition des banques pour que ces dernières puissent “taper” la BCE.

A l’arrière plan se trouvait l’inquiétude que les banques de la zone euro qui détiennent la grande majorité des obligations d’Etats ne rendent l’âme si un état faisait défaut et que l’union monétaire parte en vrille dans son ensemble. Il était alors question d’une banque française qui était à la limite de rupture. Il n’a jamais été dévoilé de quelle banque il était question.

Depuis longtemps, les grandes banques comme la Société Générale, le Crédit Agricole ou BNP¨Paribas se trouvent dans le collimateur des marchés obligataires. Comme l’a rapporté Bloomberg, le Crédit Agricole a dû vendre l’année dernière pour 3,5 milliards de valeurs propres.

Entretemps il a été rendu public qu’a côté de ce courant de liquidités du LTRO, presque sans fin pendant trois ans, une deuxième source de liquidités presque inépuisable est à la disposition des banques françaises, le Marché STEP (Short Term European Papers).

Il faut comprendre par là, un marché pour ainsi dire non régulé sur lequel des obligations de banques et d’entreprises à court terme sont placées. Des titres de dettes pour un volume de 440 milliards d’euros y sont traités. En clair : le monde bancaire français s’est à nouveau développé de manière extrêmement créative et s’offre avec le marché STEP un programme de création de crédit totalement innovant quoiqu’à court terme une licence toute spécifique pour battre monnaie.

1 – Le marché STEP est hors bourse. Il n’y a donc aucune transparence.
2 – Le marché STEP est établi presque exclusivement sur le secteur bancaire français.
3 – Les banques françaises déposent ces obligations STEP en garantie à la Banque de France.
4 – Une banque nommée “Euroclear” (chambre de compensation entre la Banque de France et les banques) présente également des titres STEP comme “garantie” à la BCE.
5 – La Banque de France retransmet également les risques de ces obligations STEP déposées comme garantie à la BCE.

Il doit évidemment y avoir là dedans du papier de médiocre valeur. Tant que la banque centrale française étend sa main protectrice là-dessus, ces agissements jouent un rôle subalterne. Manifestement des titres avec la note BBB sont acceptés et déposés à la BCE.

INTERTITRE : L’histoire de fous de Draghi

La BCE, qui à l’avenir doit obtenir le contrôle sur l’ensemble des banques de la zone euro, ne peut en aucune manière prélever elle-même des données sur le marché STEP, elle les reçoit de la Banque de France à qui elles sont fournies par des tiers, eux-mêmes acteurs sur ce marché.
On arrive à la conclusion inverse : il se produit une création monétaire pour les banques françaises, sous l’autorité protectrice de la Banque de France, sans contrôle de la BCE. Une histoire de fous.
Avec 445 milliards d’euros estimés, les banques françaises contrôlent une partie considérable d’un marché opaque pour le financement des banques centrales. Les mesures d’alimentation à court terme ne sont pas exclusivement limitées aux banques françaises. Les banques de la zone euro échangent ces titres STEP et peuvent également les déposer à la BCE pour y puiser des liquidités. A côté d’un marché régulé, c’est une des possibilités pour accéder à des crédits très peu chers de la BCE.

Ce qui est intéressant dans cette situation : par rapport aux achats souventes fois et vigoureusement discutés d’obligations d’états par la BCE pour un montant, à l’époque, d’environ 200 milliards d’euros – par lequel la BCE s’est obtenu le titre de “bad bank” – les dettes de crédit des banques européennes sur la BCE culminent à une hauteur d’environ 1300 milliards d’euros.

Mario Draghi est conscient que cette opération n’est pas tout à fait casher. Il s’est exprimé dans le passé : “plus de transparence” serait nécessaire et que “l’on devrait prendre cette affaire très au sérieux”. Mais il n’a rien fait.

Pour une bonne raison.

La BCE a donné à la France une possibilité de stabiliser ses propres banques, sans que l’Allemagne puisse entreprendre quoi que ce soit pour s’y opposer.

Ce programme doit, semble-t-il, servir à acheter du temps pour les Français, jusqu’à ce que l’on arrive à l’union bancaire. Celle-ci état prévue pour 2018, maintenant, l’Union européenne veut rapprocher son introduction à 2015. Ensuite, le sauvetage des banques en Europe pourra être fait sur le dos des actionnaires et des épargnants.

Jusqu’à ce qu’on y arrive, il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière. L’Allemagne doit, impuissante, assister à ce qui se produit. Le chef de la Bundesbank, Jens Weidmann, peut tenir à ce sujet des prêches dominicaux. C’est tout.

Cette action montre que la fraction Sud, dans les coulisses de la BCE a déjà largement pris le contrôle sur la structure de l’Europe. »

Le Yéti

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