Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

A nous de faire la part des choses : http://freezon.fr.nf/

Les performances des lampes « durables » remises en question

Publié le 14 Février 2014 par Didier in technologie, ecologie

Les performances des lampes « durables » remises en
question

Une étude récente du groupe de consommateurs Which ?
montrerait que plus d’une « ampoule longue durée sur
quatre » ne tiendrait pas ses promesses de longévité (15 000
heures). 5 échantillons de 46 types de lampes ont été testés.
Certains des sujets n’ont même pas atteint les 6 000 heures
minimum fixées par l’Union Européenne (qui entrera en
vigueur en mars). Deux types de lampes sont principalement
mis aux bans : les LED d’une grande marque d’ameublement
et d’une marque spécialisée sur l’éclairage. 66 des
échantillons testés ont échoué avant le seuil des 10 000
heures.
Encore une fois, le principal reproche adressé aux LED
concerne le prix. Autre élément, la durée que les LED
mettent à atteindre leur luminosité maximale constituerait un
frein à l’achat pour les consommateurs. Le célèbre The
Guardian titre d’ailleurs « Combien d’incitations faut-il pour
changer une ampoule ?». (Comment convaincre les
consommateurs)
Car il est vrai que le retour sur investissement parait, selon la
quasi-totalité des articles, bien abstrait aux consommateurs.

Publicité

Plus d'info sur l'éclairage :

Publicité

Note de l’AFE

Il est nécessaire pour l’AFE de faire une mise au point sur les performances et applications des différents types de lampes.
Il convient en premier lieu de rappeler que le choix d’une lampe ne s’opère pas en fonction d’une technologie, mais de
l’usage que l’on fera d’une lampe et des priorités de l’usager (qualité de lumière, réactivité à l’allumage, économies
d’énergie, gradation, etc.).

Les trois technologies de lampes permettant le remplacement des lampes à incandescence sont présentées par l’AFE dans
divers documents et supports, notamment : un flyer (cliquez ici), une courte vidéo (cliquez ici) ainsi que le e-learning de
l’AFE (cliquez ici), dont une version courte est axée sur les seules lampes domestiques, accompagnée d’un guide pour
l’éclairage de chaque pièce du logement, et d’applications ludiques aidant l’internaute à mieux appréhender les technologies
selon l’usage.

Concernant la durée de vie des lampes fluorescentes compactes, la norme EN 60969, assise sur la directive
européenne 98/11, prévoit les conditions de tests permettant de déterminer la durée de vie nominale d’une lampe fl uocompacte.
Elle
assure
que
tous
les
metteurs
sur
le
marché
répondent
aux
mêmes
exigences
pour
annoncer
une
durée
de

vie,

et permet ainsi la comparabilité entre lampes. La technologie fluo-compacte étant ce qu’elle est, il est impossible
d’assurer une durée de vie identique à toutes les lampes d’une même référence. Certaines peuvent s’éteindre plus vite que
d’autres dans les mêmes conditions d’utilisation. La norme édicte donc que la durée de vie nominale (celle indiquée sur
l’emballage) corresponde à la durée au bout de laquelle 50 % des lampes testées restent allumées. Ainsi, une durée de vie
annoncée de 8 000 heures pour une lampe fluorescente compacte assure que la moitié des lampes de cette référence
dépassera les 8 000 heures dans les conditions d’usage définies par la norme, quand l‘autre moitié s’éteindra avant.
Une lampe qui ne tiendrait que quelques centaines d’heures, devrait pouvoir être ramenée en magasin pour échange. La
plupart des fabricants proposent par ailleurs une reprise directe via leurs services clients (voir le site internet indiqué sur
l’emballage des lampes fluorescentes compactes). Ce cas reste néanmoins rare.

En ce qui concerne les effets des lampes fluo-compacte sur la santé, l’AFE a publié un point de vue à ce sujet.

Les LED
On ne peut nier que les LED sont touchées par la réalité d’un marché captif voire captivant : de très nombreux produits sont
de piètre qualité et nuisent à l’image de la technologie LED. Mais il existe des lampes à LED de grande qualité. Que ce soit
en éclairage domestique ou professionnel, l’AFE met en garde les consommateurs / acheteurs à ne pas se laisser abuser
par des luminaires à LED ou des lampes à LED (à flux dirigé ou non) constitués d’assemblage de diodes, présentant une
luminosité non contrôlée, un mauvais rendu des couleurs et une lumière non homogène. Ces produits, de médiocre qualité,
ont un risque photobiologique élevé qui augmente dans le temps en cas de dérive de la stabilité du phosphore (chose
prévisible pour les matériels de mauvaise facture) ; ils portent le discrédit sur cette technologie et sur les produits de qualité
disponibles sur le marché.
Avant tout achat, il est donc important de s’assurer de l a qualité du produit, de son adaptation à l’usage et du sérieux du
fabricant. (Voir le point de vue de l’AFE sur les LED)

Point réglementaire sur la durée de vie des LED :
Les tests de validation ne se font actuellement que jusqu’à 6 000 heures de fonctionnement, en accord avec le règlement
n° 244/2009 de la commission. Ce dernier est en phase de révision.
Le règlement n° 1194/2012 du 12 décembre 2012 portant application de la directive 2009/125/ce (cliquez ici) concernant
les exigences relatives à l’écoconception des lampes dirigées, des lampes à diodes électroluminescent es et des
équipements correspondants établit qu’à partir du 1
mars 2014, 90 % des lampes doivent toujours fonctionner au-delà de
6 000 heures et émettre au minimum 80 % de leur flux lumineux initial.

En ce qui concerne les lampes halogènes, il est nécessaire pour l’AFE de maintenir à terme une lampe halogène
économique (annoncée pour 2 000 heures), qui serait le meilleur compromis entre des choix assumés et la recherche de la
performance énergétique. Ces années supplémentaires seront mises à profit pour optimiser la qualité de la lumière émise
des LFC et des LED (actuellement seule la technologie halogène permet un IRC de 100).

En conclusion
L’imposition aux usagers d’un choix limité de lampes ne ferait qu’accentuer la méfiance dont souffrent actuellement les LED
et les LFC. L’Association française de l’éclairage rappelle, encore une fois, que le choix d’une lampe s’opère en fonction de
l’usage que l’on en fera.

Brève AFE n°120

Publicité
Commenter cet article
Publicité