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A nous de faire la part des choses : http://freezon.fr.nf/

Grand Stade - Mystères de la comptabilité de l’OL

Publié le 23 Décembre 2015 par Didier in sport, finance, Escros, lyon

Au 19-12-2013 :

Comment un club qui cumule les déficits arrive-t-il à se faire prêter 136 millions d’euros ?

Braves gens, passez votre chemin !
Inutile de perdre votre temps
et d’essayer de comprendre les
mystères insondables de la comptabilité
selon Jean-Michel Aulas. Seuls quelques
initiés ayant eu droit à la révélation sur
le chemin du Montout sont en mesure
de percer les secrets du financement du
Grand stade. Il faut au moins le talent
du fondateur de la Cegid pour expliquer
comment une société qui accumule des
pertes depuis un bon bout de temps
va, par un coup de baguette magique,
trouver chaque année plusieurs dizaines
de millions d’euros pour rembourser les
emprunts qu’elle a contractés.
Aux Potins, on avoue bien volontiers notre
ignorance. Bien loin de nous l’idée de
remettre en cause les promesses faites de
lendemains qui chantent. A la veille de la
pose de la première pierre du Grand stade
qui aura lieu mardi prochain 12 novembre,
nous tenons ici à rendre hommage au
président de l’Olympique lyonnais et à
ses affidés. Leur détermination aura eu
raison de leurs opposants.
Sauf catastrophe majeure,
tsunami imprévisible,
déluge ininterrompu
pendant 40 mois, ou
même relégation des
hommes de Rémi Garde
en division d’honneur, l’OL
aura bientôt son temple
du ballon rond. Quelques
mauvaises langues
rappelleront qu’Aulas
l’avait promis pour 2010 et
qu’il arrivera donc avec près de six ans de
retard. « Mesquinerie » répondront avec
nous les hommes de bonne volonté. Que
sont d’ailleurs quelques années de retard
face au tour de magie que représente le
financement du stade ?
On laissera aux gagnepetit,
aux gratte-miteux
et autres dépensemaigre
les remarques
mesquines concernant la
participation financière
des collectivités, sur
les dizaines de millions
d’euros que va coûter
l’aménagement d’une
dérivation du tramway
pour desservir le stade, sur
les 40 millions de garantie accordés par
le conseil général, sur la vingtaine de
millions d’euros accordés par l’Etat et sur
le prêt dépassant les 30 millions que s’est
engagé à accorder la Caisse des dépôts et
consignations.
Que sont effectivement tous ces chiffres
à côté du miracle du Montout ? Non, le
mot miracle n’est pas trop fort. Tel un
prince de l’arithmétique financière, Jean-
Michel Aulas nous apporte ici la preuve
de son génie incomparable. Depuis
quatre longues années, l’Olympique
lyonnais est abonné aux pertes abyssales.
Les bilans se suivent et les pertes se
ressemblent : 35 millions en 2009/2010 ;
28 millions en 2010/2011 ; 28 millions en
2011/2012 ; 20 millions en 2012/2013. Au
total, on atteint ainsi une perte cumulée
de quelque 111 millions d’euros.
Face à un tel déficit, nombre de patrons
lèveraient le pied sur les investissements.
Ils le feraient d’autant plus facilement que
pas un banquier, soucieux de récupérer
son argent, ne se précipiterait pour lui
prêter des centaines de millions d’euros.
C’est là qu’Aulas donne la mesure de
tout son talent. Il a réussi à convaincre
les banquiers de mettre un peu plus de
136 millions d’euros dans la corbeille.
Une paille ! Bien sûr, il faudra rembourser
à l’horizon 2023. C’est-à-dire qu’en une
petite dizaine d’années, l’OL va devoir
dégager chaque année pas loin d’une
quinzaine de millions d’euros de marge.
Et ce n’est pas tout. Il va également falloir
à cette même échéance rembourser les
obligations souscrites par Vinci et la
Caisse des dépôts et consignations pour
un total de 112 millions d’euros.
Au total, par rapport à une perte
moyenne de près de 30 millions d’euros
par an ces quatre dernières années,
l’OL va donc devoir dégager à chaque
exercice quelque 50 millions d’euros
supplémentaires. Et encore, ce chiffre-là
ne tient pas compte des intérêts (7%) qui
vont porter la somme à plus de 60 millions
d’euros.
Quiconque observe les performances
sportives de l’OL pourrait s’inquiéter de
la capacité du club à dégager de tels
moyens supplémentaires. Un esprit étroit
serait probablement enclin à imaginer
que Jean-Michel Aulas ne peut avoir
convaincu ses banquiers que grâce à des
garanties étrangères.
De là à imaginer qu’un investisseur
extérieur a d’ores et déjà été trouvé
et que le club lyonnais sera bientôt sa
propriété, il y a un pas que Les Potins se
garderont bien de franchir. Nous avons
trop confiance pour imaginer pareille
hypothèse. Et pour ceux qui auraient
encore un doute, il suffit de se rappeler
qu’Aulas n’est pas homme à nous
dissimuler quoi que ce soit.

A. Bracadabra

Au 19-12-2013

Au 19-12-2013

Vidéo à voir :

http://www.dailymotion.com/video/k3yQfKlryxxkL946dVt?start=6

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